Accueil A LA UNE Fernand Dédeh (journaliste) : ‘’En Côte d’Ivoire, les ambitions divisent’’

[Après quatre jours passés dans le Nord]Fernand Dédeh (journaliste) : ‘’En Côte d’Ivoire, les ambitions divisent’’

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-‘’Les cadres demeurent les plaies de nos différentes régions’’

L’héritier du Kapanchant dit une conférence de presse ce lundi à Abidjan. Vous êtes nombreux à m’interroger sur les thèmes qui pourraient être abordés.

Je ne saurais le dire avec exactitude. Il n’est pas du coup devenu mon camarade ou mon confident comme tu l’es pour celui que l’on appelle désormais dans la région, El Hadj Alassane Ouattara…

C’est vrai, j’ai passé quatre jours inoubliables au Nord, de Korhogo à Tengrela en passant par Boundiali, à découvrir la réalité, la beauté, la vie, l’enthousiasme, la générosité et les réelles attentes des gens du Nord; j’ai écouté, j’ai vu avec « mes gros yeux de l’étranger » les vastes champs d’anacarde et les principales cultures vivrières et de rente de la région, j’ai noté les appels des « gardiens de la tradition » aux cadres, pour la réconciliation, la solidarité et la cohésion au niveau régionale puis nationale; j’ai noté les réelles préoccupations des braves populations: écoles, routes, Cadre environnemental, électricité et surtout, l’eau potable. Le Fonds national de solidarité essaie d’y répondre en construisant des infrastructures d’intérêt communautaires à impact rapide comme des pompes hydrauliques à motricité solaire dans les villages…

J’ai noté que les cadres demeurent les plaies de nos différentes régions: tout le monde veut être quelqu’un. Les ambitions divisent.

Mais dis à l’héritier du Kapanchant, s’il doit parler de kilomètres de routes bitumées, de faire doucement: il n’y a pas que Daloa-Bouaflé qui brise les reins. Korhogo- Kanaworo aussi: 84 Km, des puits de pétrole par endroits… Niankara-Katiola, le chauffeur me dit « grand-frère, c’est réparé comme ça hein? ». J’ai dit : « les gens là fatiguent le camarade de mon grand-frère oh »

Bouaké-Yakro, infernal… il n’y a pas que dans le Gbôklê, que les populations pleurent les routes ignorées…

Je dis oh, qui construit et entretient les routes en Côte d’Ivoire même? Ton camarade ne peut pas mettre de l’ordre dans ce milieu? Ou bien? Parle à ton camarade. Même la portion de l’autoroute à l’entrée de Yamoussoukro… Pénélope.

Du Nord, j’ai entendu les rugissements du jeune Lion du parti de l’autre. C’était à Anono. Il a enflammé la toile. Les Pro et les anti se sont affrontés. Dans leur affaire là, chacun a ses mots pour exprimer ses convictions et exiger « La réforme de la CEI, la libération des militaires qui n’ont fait que défendre la patrie». Tant que le discours reste dans les limites du jeu politique…

Fernand Dédeh

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