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[Côte d’Ivoire] « Quel système de sécurité pour un journalisme libre et responsable », l’exposé du directeur de cabinet du MIS

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Vincent Tohbi Irié,préfet hors grade, directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité

CONFÉRENCE DE L’UNION NATIONALE DES JOURNALISTES DE COTE IVOIRE (UNJCI)  LE JEUDI 03 AVRIL 2018

  • Le thème qui nous réunit ce jour est intitulé « Quel système de sécurité pour un journalisme libre et responsable ».
  • REMERCIEMENTS
  • Remerciements pour le choix porté sur le Ministère de l’intérieur et de la Sécurité ;
  • Remerciement pour le choix du thème en lien direct avec les missions de notre département ministériel.
  • IMPORTANCE DU JOURNALISME

(Situation post conflit/ crise/Gouvernance corruption/ éclaireur de la société)

Le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité accorde une importance particulière aux journalistes d’où la revue de presse quotidienne, source importante d’informations, afin de jauger la capacité des prestations fournies aux populations par le Gouvernement en général et ce département ministériel en particulier.

  • JOURNALISTE, CITOYEN OU RÉSIDENT DE L’ETAT
  • Le journaliste est d’abord un citoyen et un résident de l’Etat
  • Il est protégé par le système général de sécurité.
  • Le journaliste étant un membre de la société, toutes les mesures sécuritaires mises en œuvre pour la protection des personnes et de leurs biens, le concernent également.
  • Cependant, au regard de la particularité de sa mission dans la société, le journaliste mérite une protection particulière de la part de l’Etat.
  • En effet, la liberté de la presse, liberté fondamentale qui repose sur les libertés d’opinion et d’expression, constitue l’un des piliers essentiels de toute société démocratique.
  • La liberté d’expression et la libre circulation de l’information sont les pierres angulaires du débat public et de la démocratie. Etant les gardiens de ces libertés, les journalistes sont des garants sûrs du fonctionnement normal de notre société. Aussi, la sécurité des journalistes constitue-t-elle un véritable enjeu et un défi permanent de notre société actuelle.
  • Les journalistes et les autres acteurs des médias affrontent des menaces comme la censure, les pressions d’ordre politique et économique, l’intimidation, l’insécurité au travail ainsi que des attaques contre leurs personnes physiques.
  • Afin de garantir le libre exercice du métier de journaliste, l’Etat a fait adopter la loi portant régime de la presse.
  • Les dispositions de cette loi sont favorables aux journalistes.
  • De façon récurrente, des organes de presse font état d’arrestations ou de brimades sur des journalistes dans l’exercice de leurs fonctions. Des médias tant nationaux qu’internationaux font souvent état, à tort ou à raison, d’exactions contre des journalistes dans l’exercice de leurs fonctions. Celles-ci vont de l’empêchement de recueillir des informations à des brimades.
  • L’exercice libre et responsable du métier de journaliste est subordonné, non seulement au respect des règles de déontologie qui régissent ce secteur d’activité, mais aussi au respect des dispositions légales qui encadrent ledit métier, à savoir la loi n° 2017-867 du 27 décembre 2017 portant régime juridique de la presse. Ces préoccupations exprimées par l’ensemble des journalistes ont été finalement prises en compte par le Parlement.
  • Les dispositions pertinentes de cette loi, outre celles relatives aux sanctions administratives et pécuniaires relevant de la compétence de l’Autorité Nationale de la Presse (ANP), prévoient des dispositions pénales dont la mise en œuvre relève des juridictions compétentes.
  • L’une des avancées majeure de cette loi dans la protection du journaliste, est l’article 89 qui stipule que la garde à vue, la détention préventive et la peine d’emprisonnement sont exclues pour les infractions commises par voie de presse ou tout autre moyen de publication, sous réserve de toute autre disposition légale.

    La photo de famille qui a mis fin à la cérémonie
  • EFFORTS DE SÉCURISATION DE LA CÔTE D’IVOIRE ET D’ENCADREMENT DE LA VIE SOCIALE
  • La loi de Programmation Militaire ;
  • La Loi de Programmation des Forces de Sécurité Intérieure ;
  • Le vrai rôle incontestable de l’Etat, la raison d’être du pouvoir et des autorités sont les fonctions régaliennes : police, défense et sécurité.
  • Ces fonctions consistent à assurer la sécurité des biens et des personnes.
  • Pour la prise en charge efficace de la sécurité des biens et des personnes, l’Etat a pris deux lois de programmation : la loi n° 2016-08 du 13 janvier 2016 portant programmation des Forces de Sécurité Intérieure pour les années 2016-2020 et la loi n° 2016-10 du 13 janvier 2016 portant programmation militaire pour les années 2016-2020.
  • L’objectif principal de ces lois de programmation est de coordonner les investissements dans les secteurs de la défense et de la sécurité, après un période de crise militaro-civile.
  • La mise en œuvre de ces deux lois va permettre l’acquisition d’équipements de pointe, la rénovation des casernes, le renforcement de la présence des forces de défense et de sécurité sur l’ensemble du territoire national, le recrutement des effectifs pour améliorer les ratios forces de sécurité par rapport à la population, la prise en compte des notions de respects des droits de l’homme dans la formation des forces et l’amélioration des conditions de travail et de vie des agents.
  • Toutes ces mesures permettront l’amélioration de la sécurité des citoyens.
  • La notion de « sécurité » est au centre des prérogatives régaliennes, la fonction première de l’Etat étant de garantir les conditions de la vie en société.
  • Le Conseil National de Sécurité ;
  • La formation des agents des forces de défenses et de sécurité ;
  • Les opérations spécifiques des forces ;
  • La préparation au niveau du défi sécuritaire ;
  • La lutte contre le terrorisme.
  • AUTRES ASPECTS SÉCURITAIRES : LE RENFORCEMENT DE LA DÉMOCRATIE
  • La sécurité ce ne sont pas que des hommes en tenue, des armes, des casernes, des garnisons, des équipements, des commissariats et des brigades.
  • C’est aussi et surtout tous les éléments qui permettent d’exercer librement le droit et tout élément permettant notre acceptation des règles communautaires dont nous nous sommes dotées.
  • Dans ce sens la démocratie est un élément de sécurité très important.
  • Le respect des droits de l’homme ;
  • La liberté de mouvement ;
  • La liberté d’association ;
  • Le choix libre des dirigeants ;
  • Le respect de l’environnement, du 3ème âge, de l’enfance, de la jeunesse et de la femme ;
  • L’adhésion aux principes universels et aux standards internationaux de démocratie ;
  • La gouvernance juste.

La Côte d’Ivoire poursuit sa consolidation démocratique après une longue série de crises. Mais la démocratie est un processus dynamique permanent.

  • LA SÉCURITÉ ECONOMIQUE, SOCIALE ET ENVIRONNEMENTALE
  • Selon les marxistes, les conditions d’existence sociale déterminent la pensée d’un peuple.
  • Par conséquent, le niveau de développement d’un pays influence réellement le niveau de sécurité dans ce pays.
  • Il est donc important qu’un Etat responsable assure le bien-être de ses concitoyens.
  • Accès aux emplois, à la santé et à l’éducation ;
  • Accès à l’alimentation ;
  • Accès aux loisirs ;
  • Perspectives de développement ;
  • Un environnement équilibré ;
  • Une vie culturelle ouverte ;
  • Des efforts de perfectionnement.
  • PROTECTION DU JOURNALISTE DANS L’EXERCICE DE FONCTIONS SPÉCIFIQUES

 Le journaliste, dans l’exercice de ses fonctions, peut bénéficier d’une protection spécifique de la part des forces de sécurité, pourvu qu’il en fasse la demande et que les faits qui motivent cette requête soient avérés.

  • Il en est de même pour les entreprises de presse, dans les mêmes conditions.
  • L’exposé de Vincent Tohbi Iriépréfet hors grade, directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur

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